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 Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]

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MessageSujet: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 15:41

Alicia L. Rosebury


Sexe ○ Féminin.
Âge ○ 17 ans.
Date de naissance ○ 12/10/94.
Lieu de Naissance ○ Sidney.
Classe ○ 1ère année.
show me your face ;

« Cette fille, on dirait un cadavre. »
Vous avez raison de penser ça. En fait, Alicia est bien plus morte - physiquement parlant - que beaucoup d'immortels ou de vampires. Sa peau est terriblement pâle, avoisinant de peu le blanc : ajoutez juste un légère teinture grise et vous aurez en tête la couleur de sa peau. Pour accentuer la clarté de celle-ci, elle possède des cheveux noirs ébène, soit la couleur la plus foncée qui soit. Elle les laisse voler dans son dos, n'ayant tout bonnement aucune envie de les attacher ou de perdre son temps en atelier de coiffure inutile.
Ses yeux. Ah, de si beaux yeux. Du moins, un si bel oeil : Alicia porte sans cesse un cache-oeil pour masquer l'un de ses yeux, bien qu'on ne sache pas vraiment ce qu'il a. Ils sont... enfin, il est noir, tout simplement : autant que ses cheveux. Il faut le dire, la jeune femme n'est pas vraiment colorée. Par ailleurs, son visage et sa tête n'a rien d'anormale, ce ne serait pas exagérer que de dire que tout est harmonieux ; des oreilles au menton en passant par les joues - lesquelles ont le loisir de se teinter de rose assez souvent malgré elle.
Pour ce qui est de son corps, elle n'a rien à envier aux autres filles. Bien que légèrement en dessous de la moyenne, sa taille n'en reste pas moins normale, et ça lui suffit. Si elle était trop grande, elle se ferait remarquer, et le contraire est également valable. Ses formes sont également présentes sans être trop voyantes, et son style vestimentaire tout à fait normal : des habits de couleurs normales, tee-shirt et jean lui suffisant largement. Alicia ne met jamais de vêtements trop courts ou trop longs, mais toujours entre les deux.


show me your mind ;

« Pourquoi tu restes toujours toute seule ? »
Vous l'avez deviné, Alicia est plutôt solitaire. Elle ne viendra jamais voir les gens d'elle-même, c'est une épreuve bien trop difficile. Il lui arrive quelques fois d'aborder une personne pour une quelconque raison - si ce n'est le fait de s'excuser -, mais uniquement si celle-ci est seule. Elle a peur de la compagnie des gens, elle les fuit et les évite. Jamais elle ne tissera des liens avec une personne si celle-ci ne l'a pas aidée, qu'elle est assez bornée pour la suivre où qu'elle aille, ou fasse montre d'une gentillesse sans égale, ce qui est rare.
Vous l'aurez compris, il est difficile de devenir son amie. Alicia est loin de mépriser les humains, mais elle les craint. En fait, ce n'est pas vraiment ça : la jeune femme a peur des vampires et des immortels. Oh, bien sûr, elle ne les connait pas, mais il faut être idiot pour ne pas remarquer les phénomènes étranges ici. Alicia tremble, Alicia court, Alicia pleure. Elle aimerait être loin d'ici, mais c'est impossible. Alors pour ça, elle évite les gens et reste à l'écart de tout. En faisant ça, elle est certaine d'être en sécurité. C'est tellement mieux...
Malgré tout, Alicia n'est pas qu'une froussarde. Elle est capable d'être courageuse si elle le désire, et ce, avec n'importe quelle personne. Elle est capable de faire face au danger si elle le sent arriver, et aider quelqu'un dans une mauvaise passe - surtout mentalement, elle est plutôt inutile en combat ; malgré elle ceci dit. Le problème, c'est qu'elle a tellement peur qu'elle en devient impulsive : elle pourra être violente sans le faire exprès. Oh, Alicia est loin d'être la petite humaine naïve qui tombera amoureuse d'un vampire.


the story you don't know ;


1 Janvier 1994

Tu te souviens de l'époque où tu étais une enfant ? Tes parents ne t'aimaient pas, tes parents te haïssaient. Mais commençons par le commencement. Tu es née d'un père, riche homme d'affaire australien, et d'une mère française - qu'il a rencontrée durant un séjour dans ce pays. La petite famille heureuse semblait si proche, mais ce n'était pas du tout le cas. Quelques jours avant que tu arrives au monde, ton père a connu une mauvaise passe. Tout allait mal pour lui, que ce soit au niveau financier ou par rapport à ses amis. Il berçait dans la solitude et la souffrance, mais il clamait son manque d'argent, comme s'il ne s'intéressait qu'à cela. Toi, chère Alicia, tu dormais tranquillement dans le ventre de ta mère. Quand celle-ci est venue voir ton père pour lui parler, il a senti ses nerfs le lâcher. Il s'était contenté de lui adresser une réplique cinglante, et une dispute avait éclaté. Entre cris et coups, tout n'était devenu que haine et animosité. Finalement, dans un élan de colère, ton paternel envoya son poing dans l'estomac de ta mère. Cette dernière s'écroula, en proie à la souffrance : ce coup t'avait réveillé, et tu allais sortir. Ce coup t'avait surtout fait comprendre instinctivement que tu n'allais pas vivre dans l'amour, bien qu'il ait été porté à travers ta mère. Laquelle avait été emmenée aux urgences par les soins de ton père, empli d'une tristesse immense, due à d'affreux regrets qui le rongeaient. L'opération avait été effectuée en vitesse, et tu avais été sorti, mais tu pleurais. Pourquoi ? Tu n'en savais rien. Tu étais en larmes, le corps ensanglanté, dans les bras d'un médecin hypocrite. Ta mère réfléchit, puis le mot sortit de sa bouche. « Alicia », ce serait ton prénom. Lui qui te portait, il esquissa un faux sourire, en prétextant qu'il l'aimait. Très beau, avait-il répondu. Comme il répondait à tous, de toute façon. Ton deuxième prénom, c'est ton père qui l'avait choisi. « Lizzy » : un patronyme australien ou américain. Il s'en fichait et tu l'avais comprit : il fixait ta mère, et ne t'avait pas regardé une seule fois.

Année 1995

Tu as un an, Alicia. Depuis le temps, tu es seule avec ton père et ses domestiques. Tu aurais vraiment aimé que ta mère soit là, mais ce n'est pas le cas. Elle est morte en te donnant vie, mais ça, tu ne l'as pas compris. Ton père est parti après son décès, sans prendre la peine de venir te chercher. Des domestiques sont arrivés à l'hôpital et t'ont ramené chez toi. Depuis ce jour, tu n'as jamais revenu ton père, ne serait-ce que ce jour-ci. Ton anniversaire. Encore une fois, les domestiques s'occupaient de toi, et tu étais seule. Tu ne le savais pas, tu étais encore trop jeune. Aussi, quand tu pleurais à chaudes larmes l'absence de tes parents, l'absence d'un amour fraternel, personne ne comprenait pourquoi. Toi non plus, tu ne savais pas pourquoi tu faisais cela, mais tu le faisais. Quand tu as eu un an, tu as vu ton père, pour la première fois. Cela n'avait pas duré plus de quelques secondes, mais tu l'avais vu venir vers toi et poser un cadeau devant toi. Ton regard perplexe s'était posé sur lui, mais il n'en avait pas tenu compte. Tu l'avais regardé partir sans un mot, puis baissé les yeux vers son présent. La porte s'était fermée et le bruit avait résonné dans la pièce, sous le regard indescriptible des domestiques. Tu avais ouvert ton cadeau : c'était une belle peluche. Tu en avais toujours rêvé, et tu l'avais eue. Ton père t'avait offert le présent que tu recherchais depuis des années, et pourtant, tu ne lui avais rien dit. Il avait réussit à lire en toi. Tu avais serré la peluche contre toi comme s'il s'agissait d'un trésor d'une valeur sans pareille, ce qui était en quelques sortes le cas. La journée s'était achevée de cette façon : tu avais joué avec la peluche tout en pensant à ton père, et rien de plus. (...) Le reste de l'année avait cependant été terriblement ennuyeuse. Pour résumer, elle passait ses journées en compagnie de ses domestiques qui, sur ordre de son père, lui donnaient tout ce dont elle avait besoin. Elle ne manquait de rien, elle avait ce qu'elle voulait. Sauf une chose capitale, ceci dit : il lui manquait de l'amour.

Année 1996

Tu as deux ans, Alicia. Tu sais marcher, et dire quelques mots. D'instinct, tu as appris à dire « papa » ou « maman », mais il se trouve qu'il n'y a personne pour t'écouter. Tu étais seule, mais tout le monde s'en fichait. Les domestiques aussi, à vrai dire : ils faisaient leur travail, mais ce n'était pas pour t'aider. Ils le faisaient pour l'argent, et rien de plus. Le matin, personne ne te réveillait : tu dormais tranquillement, autant de temps que tu le voulais. Quelques fois, tu te réveillais très tôt, ou bien, ta nuit se prolongeait jusqu'à midi passé. Ton petit déjeuner, quand tu étais levée à temps, ils te le servaient. Après cela, tu t'amusais le reste de la journée sous la silencieuse surveillance de l'un des employés de ton père. Personne ne venait te voir, même pas lui. Personne ne jouait avec toi, et tu étais bien trop timide pour demander à quelqu'un. Tu étais toute seule, ton coeur enfouit sous des tonnes de richesses. La soirée se limitait à un livre lut par l'un de ceux qui veillaient sur toi. On t'accordait enfin une totale attention, mais elle n'était pas sincère : dans le ton de la voix de chaque personne, à chaque fois, tu lisais de l'empressement. Aucun plaisir ou partage comme pour chaque adulte qui lierait un livre à son enfant. Ils avaient envie que ça se finisse vite, et tu l'avais compris. Au terme de cette année, tu t'étais habituée au fait que le nombre de personnes qui se préoccupaient de ton bonheur avoisine le zéro - si tant est qu'il n'était pas déjà de zéro. Pourtant, dans cette existence de VIP, bon nombre de personnes se seraient plus. Mais pas toi. Tu avais beau n'être qu'une enfant, tu avais compris que ton paternel ne voulait pas de toi, et qu'il te reniait. Ton coeur était en miettes devant tant d'indifférence vis-à-vis de ton existence, de la part de la personne qui t'avait donné la vie. Malgré tout, cette année ne fut pas la pire de ta vie à ce niveau-là, Alicia. Si tu savais ce qui allait se produire, si tu étais au courant du choc que tu aurais, tu aurais sans doute préféré rester dans cette vie. Seule, sans ton père.

Année 1997

Cela fait très exactement 1095 ans que tu es née, Alicia. En d'autres termes, tu as 3 ans - et aujourd'hui, c'est ton anniversaire. Encore une fois, tu as vu ton père, bien que celui-ci ne soit pas resté plus longtemps que les deux autres fois. Tu te souviens encore du jour de tes deux ans : ton papa était arrivé droitement, dans un costume parfaitement bien mit et dans une marche parfaite. Il t'avait apporté un présent comme il le faisait toujours, et tu l'avais regardé. Il ne t'avait même pas adressé un regard, c'était à se demander s'il avait déjà vu ton visage. Tu avais seulement hoché la tête sans rien dire, et il était reparti aussi vite qu'il était venu. Cette année, c'était complètement différent. Ton père avait franchit la porte grossièrement, en s'appuyant sur la table située à l'entrée de la pièce. Il y avait posé une bouteille d'alcool et avait marché vers toi en ricanant, sans te regarder. Il n'avait d'ailleurs pas fallut plus de quelques secondes à la bouteille pour que celle-ci se renverse sur la table avec fracas, avant de rouler vers le bord pour aller s'écraser avec violence sur le sol. Ce n'était pas un rire moqueur mais un rire désespéré, comme s'il cherchait quelque chose qui avait disparu ou essayait de défendre une cause perdue. Cette fois encore, il s'était contenté de déposer un présent et ne t'avait pas regardée une seule fois. L'après-midi avait été la même que les autres fois : tu avais attrapé le jouet et tu t'étais amusé avec, comme tout le temps. En revanche, l'année avait divergé des autres, cette fois-ci. Comme tu avais atteint l'âge de 3 ans, il était temps pour toi d'aller à l'école. Te mettre avec des enfants de classe moyenne ? Sûrement pas. Ton père s'était contenté d'appeler des professeurs chez toi, et ils se chargeaient de faire ton éducation. Tu apprenais donc l'anglais, une langue avec lequel tu n'avais pas beaucoup de mal d'ailleurs. Tu continuais à assimiler des connaissances, parce que tu sentais que ça allait te servir. C'est ainsi que se termina cette année pour toi, qui ne fut pas très mouvementée...

Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Pendant ces années-là, il ne s'est rien passé d'important dans ta vie. Tu es restée la même, et ta vie n'a pas changé. Tu apprenais, et chaque année, ton père venait t'apporter ton cadeau : tout juste ce que tu voulais. Tu avais le droit de jouer avec toute l'après-midi, et tu reprenais le travail après. Pendant les grandes vacances, tu restais chez toi à t'amuser, comme un bel oiseau enfermé dans une cage. Triste vie, n'est-ce pas ? Tu aurais tellement aimé que ta mère soit là, qu'elle soit en vie.

Année 2003

Tu as neuf ans à présent, chère Alicia. Tu as grandit depuis le temps, et tu n'es plus la petite fille innocente qui se laissait bercer par les mots et gestes hypocrites des domestiques, attendant sagement la venue annuelle de son père. Loin de là, tu arrives maintenant à tout. Tu es une très bonne élève : tu excelles dans le langage anglais qui n'est plus qu'une formalité pour toi, tu lis un livre avec aisance et tu sais compter jusqu'à certains sommets de nombres inespérés. En réalité, tu étais tellement intelligente que tu avais pour espoir de boucler cette année ton programme rapidement dans le but d'aller voir ton père. C'était un espoir vain, étant donné que tu ne l'avais pas revu depuis ton anniversaire. Cette fois, tout s'était passé différemment des années précédentes. Il n'était pas entré droitement comme il l'avait fait les années précédentes. Il n'était pas non plus entré avec une bouteille d'alcool à la main, bourré comme pas deux, loin de là. Cette fois, la père s'était ouverte avec violence, poussée par son pied. Un grand silence s'était installé dans la pièce, tous les regards étaient tournés sur lui. Toi, tu l'avais observé venir et poser gauchement son cadeau sur la table en face d'un employé, et repartir sans un regard. Comme d'habitude, il n'avait pas daigné poser ses yeux sur toi, mais tu y étais habituée. Tu avais donc offert un léger sourire à ton professeur et tu lui avais intimé de continuer, sans prendre garde à ce 'fauteur de trouble', à cet 'évènement habituel' qui ne te faisait plus rien. Non, c'était faux. Au fond de toi, tu savais que ça te faisait mal. Ton père ne se préoccupait même pas de toi. En ce jour, c'était Noël. Tu avais neuf ans, et tu priais. Au pied de ton sapin décoré par tes soins, tu attendais : mains jointes, yeux fermés, tu t'adressais à Dieu. Tu voulais voir ton père, ne serait-ce qu'une seule fois. A ce moment-là, la porte s'ouvre lentement, dans un grincement strident. Tes yeux se pose sur la silhouette de ton père, tes yeux humides et tristement joyeux. Il pose son regard sur les domestiques, et avance vers eux. Tu le vois passer devant toi, émue, et tu tentes de parler.

« Son éducation avance-t-elle ? demande-t-il d'une voix amère.
- Monsieur, elle est ici, vous pouvez...
- RÉPONDEZ ! le coupa-t-il.
- Oui monsieur. Oui, elle avance.
- Parfait. J'entends bien la mettre à la tête de mon entreprise, à ma mort. » conclut-il avant de partir.

Après tout, pourquoi espérer ?

1 Janvier 2004

Ton père est entré avec un cadeau, mais tu n'es pas restée sans rien faire. Il ne t'a pas regardé un seul instant, alors tu as agrippé sa manche. Il s'est dégagé sans un mot et est sorti en courant, claquant la porte derrière lui. Tu as regardé ton cadeau avec dégoût, silencieuse. "Pourquoi ?" te demandais-tu. Les deux années suivantes, tu t'es contentée de le regarder passer, sans rien dire.

1 Janvier 2007

Le jour de tes 13 ans, Alicia. Ton père est entré lentement, silencieux, les yeux rivés vers le sol ; son cadeau sous le bras. Tu l'as vu et tu t'es levée, le regardant. Il a sursauté, posé le cadeau sur la table la plus proche et a fait volte-face. Fulminante, tu n'as pu retenir un cri :

- PÈRE ! ATTENDS !

Il était déjà trop tard. Ton père était parti, fermant avec violence la porte. Des larmes ruisselèrent sur tes joues, signe de la tristesse profonde qui te gagnait. Pourquoi t'évitait-il de la sorte ? Le reste de la journée, tu es restée debout ici, à regarder la porte. En silence.

1 Janvier 2008

La porte s'ouvrit lentement, en grinçant. Tu étais prise dans ton travail avec tes domestiques, en train d'écrire. Tu as serré ton stylo et t'es lentement tournée vers la porte. Ton regard était posé sur celle-ci, attendant que ton paternel entre. Sa silhouette s'engageait peu à peu dans la pièce, dans un silence de mort. Tout à coup, ton stylo t'es tombé des mains. Tu entends un cri de surprise, alors tu te rues vers la porte et tu l'ouvres grandement, découvrant un cadeau devant celle-ci, sans trace de personne. Rien. Les années suivantes, tout s'est passé de la même façon. Jusqu'à un certain jour.

1 Janvier 2011

Tu travaillais dans le plus grand silence, avec tes domestiques. Ils se tenaient en face de toi droitement, te laissant résoudre tes problèmes seule. Aucun d'entre vous ne parlait, et ils savaient que s'ils disaient quelque chose, ce serait à leurs risques et périls. Tu leur avais demandé de ne rien dire, pour pouvoir mieux entendre ton père arriver et cette fois, ne pas le laisser partir. Tu as bien l'intention de lui arracher les mots de la bouche, l'explication de ses agissements. C'est pourquoi, cette fois, tu te tais. Tu travailles parfaitement bien, mais tu es attentive au moindre bruit. Ainsi, le moment fatidique arriva. La poignée de la porte s'est penchée, mais tu as fait mine de ne pas le remarquer, comme si ce n'était qu'un détail. Lentement, la porte s'est ouverte, dans le silence le plus total. Tu as entendu un, puis deux pas, effectués parfaitement silencieusement, mais pas assez pour te duper. Tu te lèves soudainement et fonce vers la sortie. Un homme, ton père, s'y tient. Il ne te regardait pas, comme toujours. Il pose le cadeau sur la table et file dehors, mais tu es sur ses talons. Il s'enfuit en direction du bâtiment principal, de l'endroit où tu vis. Tu ne laisses pas sa silhouette sortir de ton champ de vision : tu as les yeux totalement rivés sur lui et tu comptes bien ne pas le laisser partir. Il traverse les couloirs, et tu le vois pénétrer dans la cuisine. C'est un cul-de-sac, et tu le connais bien. Tu entends un ricanement rauque, et tu te décides à pénétrer dans la pièce, toi aussi. Ton père est à genoux, se tenant au bord du lavabo. Il ricane, puis se redresse lentement et un grand silence s'installe. En écoutant bien, tu entends un petit son. Ce sont des pleurs, c'est ton père. Il pleure, tout en rigolant. Il affrontait son destin qu'il fuyait depuis une dizaine d'années. Il affrontait sa propre fille.

« Je savais que ce jour arriverait, Lizzy.
- Alicia. corrigea-t-elle.
- Ta voix me fait penser à celle de ta mère. poursuivit-il. De quelle couleur sont tes cheveux ?
- Noirs. Ils sont noirs.
- Et... tes yeux ?
- Noirs, aussi. Père, tu ne m'as jamais regardée ?
- Tu ressembles à ta mère. (il s'arrête, surpris, comme s'il reprenait conscience.) Je... j'avais peur, je ne pouvais pas. Elle me manque terriblement.
- Mais je suis là, moi. »

Grand silence. Il écarquille les yeux, de dos, comme s'il venait de prendre conscience de ce bonheur si proche qu'il avait perdu de vue, ou qu'il n'avait jamais remarqué. Il se tourne lentement vers toi et te regarde pour la première fois. Il te détaille lentement et sent les larmes lui monter aux yeux. Il s'approche de toi avec lenteur et te prend dans ses bras délicatement, te serrant. Tu en fais de même. Pour la première fois, tu peux enfin partager quelque chose avec lui, tu peux enfin entrevoir le bonheur. Le jour de tes 17 ans, en plus.

4 Janvier 2011

Cela fait trois jours que tu as vu ton père et enfin partagé des mots avec lui. Cela fait trois jours que tu peux de nouveau te concentrer sur ton travail, enfin prête à faire face à ton destin. Tu te sens plus légère, comme si un affreux poids avait quitté ton corps, le poids de la solitude ou de la culpabilité, sans doute. Toujours est-il que, en cette journée, tu n'avais jamais été aussi heureuse que cela. Tu étais plongée dans tes problèmes, quand un domestique vient t'apporter une lettre. « Une lettre de votre père », dit-il d'une voix solennelle dont tu as l'habitude. Tu fronces les sourcils et tu te décides finalement à ouvrir la lettre, sur laquelle sont tracés deux mots :

Excuse-moi

Tout en bas de la feuille était écrite une date : 01/01/11. Un détail qui te fit sourire, cependant. Accompagné d'un billet d'avion. Tu n'as rien dit, parce que tu n'avais pas compris. Quelques jours plus tard, tu étais en avion, en route pour un autre pays. Tu ne savais pas lequel, mais le trajet avait été loin. Maintes fois, tu étais partie aux toilettes pour y pleurer toutes les larmes de ton corps. Tu ne savais pas pourquoi, mais tu te retrouvais une nouvelle fois toute seule. C'est ainsi qu'en cours d'année, tu es arrivée à l'académie. Prohibition Night Academy, un drôle de nom. Complètement perdue, loin de ta famille et de tes domestiques. Que pouvais-tu bien faire ? Rien, absolument rien. Tu étais seule, comme tu l'avais toujours été.


Je me prénomme TuNeSaurasPasQuoi, j'ai connu le forum grâce à Windy, ma présence sera d'environ 3/7. Je pense que ce forum est classe et je suggère de fermer la gueule et de regarder XD. Pendant que j'y pense, l'autre jour j'ai vu Isabel se goinfrer de biscuits.Et sinon, j'ai faim, truc de ouf. 8D


Dernière édition par Alicia L. Rosebury le Lun 19 Déc - 14:40, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:23

    Welcome sur Prohibition Night ! **
    Bonne chance pour ta fiche. ♥
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Quinn J. O'Connor

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:31

BIENVENUEEEEEEEEEEEEEE. Bonne chance pour la suite de ta fiche ! /o/

(Ton avatar, c'est pas Mukuro version fille ? XD)
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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:38

Bienvenue! ;D
Nan, Isabel, c'est Chrome ^^ (même si elle est en quelque sorte possédée par Mukuro xD).
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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:46

NYAHHHHHHHHHHHH *bave*
Bienvenuuuuuuuuuue ♥
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Quinn J. O'Connor

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:50

Oui, mais avec les cheveux et le "pineapple" écrit sur le t-shirt... XDDDD
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Meanie L. Swiss

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 16:57

Bienvenuuue ! 8D ♥

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Melody Grant

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๑۩۩«I'LL LIBERATE YOU»۩۩๑
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Random words : I'm not perfect, but i keep tryin..

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Dim 11 Déc - 17:07

Welcome ! :3

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Shell C. Tracy

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immortels ; empoisonnés par un simple liquide.
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Random words : In theory, Shell is a fish. AN AWESOME, fish.

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Lun 12 Déc - 16:12

    R...R...REBOOORN. C..CHROOOOOOOOOOOME ! ♥

    Tu commences bien with me. Welcome !
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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Lun 19 Déc - 14:41

Merci à tous ! =)
C'est terminé, en passant ♥

(L'histoire est bordélique et les descriptions sont hyper courtes, pardon çwç)
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Melody Grant

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   Ven 23 Déc - 15:12

    Youhou ! ♥ Très très très belle fiche !

    Je te valide, pardon que d'autres membres aient été validé avant toi, on n'a pas vu....

    Amuse-toi bien ! ♥

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MessageSujet: Re: Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]   

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Alicia L. Rosebury [TERMINÉE]

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